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Les premières cartes de la Lune, sont l’oeuvre de Claude Mellan Graveur du Roi Louis XIII, Gassendi et de Peiresc.
De Peiresc, infatigable observateur et astronome de génie, avait la ferme volonté de faire graver ses observations de la Lune. Depuis 1610, date à laquelle il acheta une lunette de type Galilée, il aurait fort bien pu réaliser de très bons croquis. Il préféra finalement attendre une meilleures occasion.
Ce n’est qu’en 1636, que Claude Mellan, de passage à Aix après études à Rome, accepta de bonne grâce la proposition de de Peiresc et de Gassendi. (une erreur de date est visible sur le bandeau de la gravure de Mellan) Il est vrai que de Peiresc avait plusieures années auparavant, recommandé Claude Mellan auprès du Pape Urbain VIII !
Entre le 24 septembre et le 07 novembre 1636, les trois hommes prirent place sur le sommet de la Montagne Sainte-Victoire. Gassendi sera équipé de la lunette que Hevelius (astronome de Dantzig) lui a offert quelques années plus tôt. De Peiresc sera égelement équipé d’une longue lunette, celle-ci offerte par Galilée en personne. Mellan suivra à la lettre les directives précises de Gassendi et de de Peiresc. Il réalisera de très nombreux croquis, et conclura ce coup de Maîtres par trois gravures en taille douce de trois phases de la Lune.
Les experts astronomes sont unanimes pour signaler la qualité du premier quartier. Mais les amateurs d’art ne manqueront pas de constater le réalisme des contrastes, le rendu des alitudes, des mers et des cratères.
De Peiresc décrivait Mellan comme ceci : “C’est l’un des grands peintres de ce siècle, et le plus exact graveur en taille douce qu’il n’est encore été. Lequel revient de Rome après y avoir séjourné une douzaine d’années.”
De Peiresc ne se trompait pas. D’autres illustres astronomes ou cartographes ont risqué de faibles tentatives de gravures de la Lune. Dix ans plus tard en 1647, Hevelnius malgré un matériel plus puissant, sa longue lunette de 50 m focal, ne réussira jamais atteindre le degré de précision de Gassendi, Peiresc et Mellan. Le grand cartographe Cassini non plus. Il savait pourtant bien, qu’il était un mauvais illustrateur.
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