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C’est Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (page Peiresc) qui commanda ce portrait de Gassendi.
Profitant de la présence à Aix du graveur Claude Mellan (celui étant aux cotés de Peiresc et Gassendi pour les fameuses gravures de la Lune) de Peiresc insista auprès de Gassendi afin qu’il profite “de ce Grand Peintre, le plus précis de ce siècle”.
Mais Gassendi eut bien des difficultés à accepter. C’était toujours ainsi lorsqu’il s’agissait de faire réaliser son portrait.
Plus tard, ayant cêdé à de Peiresc, il ironisera sur cette anecdote dans un courrier adressé à Wendelin qui lui proposait d’éditer un nouveau portrait de lui justement :
”Mr. de Peiresc ayant voulu absolument que Mellan me gravât, je mis tout en usage pour supprimer ce portrait, de peur qu’il ne tombât en d’autres mains que dans celles de mes meilleurs amis;...” Humour et ironie sont des traits de caractère bien connus chez Gassendi. Il précise : “...je ne suis pas assez déraisonable pour le refuser à des amis, mais aussi, je ne suis pas assez orgueilleux pour souffir qu’on le mette à la tête d’un ouvrage...” La Modestie ‘Gassendienne’ bien connue elle aussi !
Justement c’est bien ce à quoi s’est employé Gassendi durant toute sa vie. Il n’existe que quatre portraits de Gassendi qu’il accepta de subir de son vivant ! Tous les autres portraits de Gassendi ont été réalisé après sa mort, et sont donc des “copies de copies”.. Un certain nombre sont totalement fantaisiste, et la plupart inspirés des dessins de Claude Mellan, le dessinateur “photographique” !
Il n’est pas osé de dire “et voici Gassendi exactement tel qu’il était entre les mois de Septembre et Novembre 1636”.
Il avait quarante quatre ans à l’époque du portrait absolument parfait de Claude Mellan.
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